|
|
Affichez votre publicité ici

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Des jeunes en pleine souffrance
Trois types de troubles du comportement alimentaire à surveiller de près...
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
La boulimique :
La boulimie apparaît en général vers l'âge de 18 ans. la jeune femme conservant un poids normal grâce aux subterfuges comme les laxatifs, coupe-faim, diurétiques, vomissements, périodes de jeûne, exercices physiques intensifs...
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Des signes d'alerte qui ne trompent pas !
Elle se lève constamment de table et disparaît pendant quelques minutes
Elle va systématiquement aux toilettes ou dans la salle de bain après chaque repas
Elle achète des quantités de nourriture qui disparaissent rapidement.
Elle a de très nombreuses caries dues à l'acidité de ses vomissements
Elle a une enflure au niveau de la mâchoire et des joues.
Elle a une éraflure sur sa main droite au-dessus de l'index. Cette grifure est due à ses dents qui blessent sa main lorsqu'elle se fait vomir.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
La grignoteuse compulsive :
Un trouble appartenant typiquement à la femme adulte.
Elle absorbe des quantités importantes de nourriture au moins deux fois par semaine. Ca peut être 1 kg de cacahuètes ou 2 plaques de 200 g de chocolat, et plutôt un aliment pour se faire plaisir (une énorme gourmandise !!!)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Elle cherche à échapper à des émotions et ne parvient plus à se contrôler. Obsédée par la nourriture, elle évite de se mettre à table, et mange relativement peu lors des repas.
Incollable sur les questions de régime pour les avoir tous essayés, elle est quand même victime d'un surpoids, obèse parfois, entraînant d'autres problèmes de santé : diabète, hypertension ou hypercholestérolémie.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Des signes d'alerte qui ne trompent pas !
Elle se nourrit toujours rapidement
Elle préfère manger seule et donne le change, lorsqu'elle est en compagnie en s'alimentant peu, voire trop peu...
Elle est furaxe quand elle a trop mangé,
Elle déteste le sport et est sédentaire
Elle achète la nourriture toujours en grandes quantités et conforme à ses propres goûts.
Elle n'est pas du tout "sexy" ne prêtant aucune attention à son aspect physique (ni coiffeur, ni maquillage, pas de gros frais en achat de vêtements) pouvant même aller jusqu'à ne pas se soigner.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
L'anorexique :
Il s'agit d'une adolescente horrifiée à l'idée de prendre du poids !
Capable de se mettre à la diète, elle peut perdre jusqu'à 30 % de son poids, s'isole et devient extrêmement irritable, voire dépressive.
Préférant éviter tout conflit, elle recherche l'approbation de chacun quand elle se trouve en société.
Anxieuse et perfectionniste, elle peut en arriver à se laver les mains de façon abusive et développer toutes sortes de manies qui agacent son entourage.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Des signes d'alerte qui ne trompent pas !
Elle trouve toujours de bonnes excuses pour ne pas s'alimenter : "Je viens juste de manger avec un copain !" ou tout simplement "je n'ai pas faim".
A table, elle se sert des portions franchement ridicules de nourriture.
Elle se vante très souvent de ne manger que des aliments "sûrs" comme les pommes et rejette tout aliment un peu gras comme le saucisson qu'elle exècre.
Quand on lui fait remarquer qu'elle a maigri, elle se masque la vérité en disant qu'elle est simplement un peu fatiguée...
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Témoignage d'Anne-Sophie, 18 ans :
"Comme je me sentais grosse comme ma mère, j'ai consulté un nutritionniste souhaitant suivre un régime. J'ai tenté divers régimes et ai réussi à perdre deux petits kilos, que j'ai vite repris ! Le médecin intrigué m'a demandé combien pesait ma mère : 56 kg pour 1 m 68... Je me suis plainte au médecin de digestions difficiles, de constipation, raisons pour lesquelles je n'arrivais pas à manger... Je souffrais déjà d'une peau sèche, d'ongles striés et d'un visage bouffi. Une insuffisance rénale commençait...
Aujourd'hui, je pèse 46 kg pour 1 m 71. Quand j'ai commencé à maigrir, mes copines étaient fascinées par ma silhouette. Ma volonté excessive de
|
|
|
"surveiller" mon alimentation a même été approuvée par ma mère. Mais aujourd'hui, je souffre d'anorexie-boulimie."
Son médecin explique :
"L'anorexie mentale, c'est la volonté de restreindre son alimentation et de perdre du poids alors qu'on est déjà mince, voire maigre.
Il existe deux formes d'anorexie : celle purement restrictive et celle qui s'accompagne de crises de boulime et de vomissements.
La première est la plus dangereuse, surtout quand elle se complique d'une dénutrition grave pouvant mener au décès (10 à 15 % des cas).
L'anorexie-boulimie entraîne une dénutrition moins sévère mais les vomissements accentuent les manques en calcium et altèrent les dents. De quoi s'agit-il ? La personne, se pliant à une restriction alimentaire anormale, "craque" comme poussée par une pulsion irrépréssible et mange sans contrôle. Ensuite, assaillie pa rla honte, elle se fait vomir pour éviter la prise de poids."
Anorexie Attention
drogue mentale !
L'anorexie est une maladie très grave qui peut mener à la mort. Elle commence à être mieux connue, à défaut de pouvoir être totalement comprise et guérie.
Une maladie cachée :
Les services pédiatriques observent déjà des cas d'anorexie chez des enfants (11 ans) contrairement à la boulimie. Cette maladie peut être dissimulée ou même ignorée par le jeune. Pourquoi ? Parce qu'à cette période de chamboulements physiologiques, il peut ne pas prêter attention à une perte de poids pouvant être mis sur le compte de la croissance. En faisant un bilan biologique, il est rare de pouvoir déceler une carence car les marqueurs nutritionnels ne se détériorent qu'au stade ultime de la maladie... En cas de carence de calcium, l'organisme puise ses besoins dans les os. Même si une analyse peut sembler normale, la qualité osseuse,elle, subit des altérations.
Une "trompe-l'oeil" : l'anorexique peut être sportif et très actif (espérant parfois que son excès d'agitation favorisera la perte de calories !)
Les solutions ? Comment les aider, côté parents, médecins ?
Première chose, renoncer absolument aux régimes hypo-calloriques. Le médecin doit entendre la demande de régime pour déceler quelle en est la véritable raison. Il doit savoir faire la différence entre la jeune fille qui souhaite faire un régime pour plaire à son copain, et celle qui veut en faire un parce qu'il l'a quittée...
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A surveiller, l'ado qui se lève souvent de table, celui qui ne mange rien mais qui garde un poids stable, celui qui a des glandes gonflées sous les mâchoires (symptômes de vomissements). Attention également aux oedèmes, aux règles instables...
Côté parents : veiller absolument à l'ambiance qui règne autour de la table lors de la prise des repas. Veiller à instaurer une bonne ambiance pour permettre le dialogue avec les jeunes.
Les chiffres :
selon une enquête réalisée en 1994 auprès des jeunes, 92 % des adolescents âgés de 18 ans souhaiteraient que les repas pris en famille soient l'occasion de discussions sympathiques.
Les faits :
Chez 19 % d'entre eux, les repas sont pris en silence. Pour 1/4 des ados, les disputes familiales se passent à ce moment là, et plus de la moitié d'entre eux prennent le repas de famille devant la télé.
Témoignage de Vanessa Sarfati
Aujourd'hui, à 24 ans, Vanessa symbolise la guérison. Elle nous raconte son histoire
"J'ai commencé à être anorexique à 19 ans, quand j'ai perdu mon grand-père. L'anorexie déclenchée par un choc affectif ou une dépression est pire que les autres formes d'anorexie. Il s'agit vraient de la volonté de disparaître.Ça devient une drogue qui, sur le plan physiologique et mental t'installe sur une autre planète. Pendant mes 4 années de maigreur je me suis vue telle que j'étais à 18 ans. Les autres à mes yeux étaient gros et superficiels. L'anorexique devient souvent agressif. Il est aussi manipulateur eet dissimulateur. J'étais très maigre et tout le monde me le disait mais je ne comprenais pas. Mon organisme tenait le coup.
Pour moi, tout était normal
A 19 ans, je sautais des repas, je mangeais de tout en petite quantité. A 23 ans, je ne mangeais plus rien, je tenais grâce au café et aux cigarettes. J'ai perdu mes cheveux, je n'avais plus de règles et plus de vie sexuelle. L'anorexique se fixe son but, il est perfectionniste. Moi, je me suis focalisée sur mes études. Côté relations, ça allait très bien car il est si facile de parler sans rien dire sur soi... Le jour, j'étais en cours, la nuit, en boîte et mon corps supportait tout jusqu'au jour où il a lâché. En 4 ans, je suis allée plusieurs fois à l'hôpital. On m'a envoyée dans les meilleures cliniques où j'aurais pû manger du foie gras ou du caviar. Mais ça ne sert à rien quand ça ne vous fait pas envie.
Bouquins intéressants
>
|
|
|
|
|
|
Retour sur les dossiers d'Adosurf Vers rubrique santé/beauté
 | |  |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
L'anorexique n'a plus les notions de goût
A 23 ans, je pesais 36 kilos pour 1 m 62. Je me suis réveillée un matin et en me voyant dans la glace, j'ai failli m'évanouir. Pour la première fois, je me suis vue telle que j'étais réellement. J'ai appelé mon psy en lui disant "je suis maigre !".
Il m'a répondu "vous êtes guérie". Nous n'avons jamais compris quel avait été mon déclic. Mais aujourd'hui, j'essaye d'être le déclic d'autres malades.
Je viens de créer mon association et ce sont souvent des parents qui m'appellent pour queje les aide.
On parle de plus en plus de l'anorexie et c'est bien, car tant que l'on en fera un tabou, il sera difficile pour les malades d'en parler. Les garçons surtout parlent davantage, ils ont particulièrement honte car on dit que l'anorexie est une maladie de fille.
Ça fait un an et demi que j'ai eu le déclic. Petit à petit les choses sont redevenues normales. J'ai quelques séquelles, mes os se cassent facilement, je suis encore sous compléments alimentaires car mon organisme a tellement manqué de vitamines... Mais si on me fait une remarque su mon physique, ça ne me fait plus rien ! Je revois le monde. La nourriture me semble bien meilleure qu'avant et manger c'est se sentir vivre. La guérison, c'est naître à nouveau..."
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Aide aux ados en détresse ! Les services pédiatriques des hôpitaux accueillent aussi des adolescents.
Un projet ambitieux "La maison des adolescents" ouvrira ses portes au printemps 2002 à l'hôpital Cochin-Saint-Vincent-de-Paul à Paris. Le service pourra prendre en charge des jeunes en situation de crise et offrira des consultations spécialisées dans tous les domaines touchant la santé de l'adolescent.
Voir aussi suivi médical des ados et "il a fugué"
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Cinq questions au psy
Alain Meunier, psychiatre
Comment s'installe l'anorexie chez l'adolescent ?
"Un matin, l'anorexique se lève et, au moment de porter la cuillère à la bouche pur manger son petit déjeûner, une voix lui dit qu'il ne doit pas le faire. C'est impérieux mais il ne sais pas d'où ça vient. C'est une pathologie typique de l'adolescent (le moment où l'on devient un être en soi, un adulte...). L'adolescent a un objet de fixation : la musique, un sport ou autre. Il voudrait avoir la sensation de tout maîtriser. Quand ce n'est pas possible, il se choisit un objet qu'il connaît bien : son corps ou la nourriture. La démarche est bonne mais ce n'est pas le bon objet.
Y a-t-il une prévention idéale pour les jeunes ?
Idéale, non ! mais une prévention est possible. L'anorexie est cachée par le déni des parents et des patients eux-mêmes. Car l'anorexie ne se plaint pas. Au début de l'anorexie, l'adolescent, pour faire plaisir à son entourage, dissimule le mal, car il ne sait pas ce qui lui arrive et il ne peut pas l'expliquer. A ce moment, la prévention est encore efficace : il faut expliquer au patient qu'il s'agit d'un trouble et non de la volonté de ne pas manger (si la prévention ne se fait pas ou n'est pas efficace, ça le deviendra par la suite).
Que faites-vous quand cette volonté de ne pas manger s'est installée ?
Cette volonté n'est pas normale mais elle est forte. La personne anorexique se trouve divisée en deux parties : une "bonne" et l'autre "mauvaise".
La thérapie permet de gagner du temps vers la guérison. Le psychiatre valorise la "bonne" partie du patient, essaye de lui trouver d'autres objets d'intérêt et de motivation. En même temps, en s'adressant à la "mauvaise" partie, comme si elle constituait une deuxième personne, il tente de la mettre à mal. Car ces deux aspcts créent deux véritables personnalités au sein du patient. Nous travaillons également avec des nutritionnistes et les séances de groupe se pratiquent de plus en plus.
S'agit-il d'un dédoublement de la personnalité comme dans la schizophrénie ?
Pas du tout. Il ne faut en aucun cas mettre d'étiquette psychiatrique sur un adolescent. Pour eux, tout change si vite ! Ce dédoublement est
inhérent à l'adolescence. Il s'agit d'une bifurcation naturelle et structurelle. On ne peut pas comparer le comportement des jeunes à celui des adultes.
Quelles sont les améliorations à apporter dans le traitement de l'anorexie ?
Il faut travailler davantage sur la prévention. Cette ùamadoe est évolutive. Plus, plus elle est ancrée, plus vous vous éloignez de son origine, moins les traitements fonctionnent. Il est inutile de chercher des coupables, comme les parents dits négligents, les enfants compliqués ou l'image du corps idéalisée par la mode... L'anorexie est avant tout un problème avec soi-même et non la volonté de ressembler à un mannequin.
Pour en savoir plus :
Tout savoir sur l'anorexie et la boulimie par le Dr Alain Perroud aux éditions Favre (178 pages) Voir ici
Deux associations françaises
Association "Je m'aime donc je vis" : 06 19 57 66 20
La note bleue : 01 45 22 20 00
|
|
|
|
|
|
 | |  | Affichez votre publicité ici
Copyright 2010
Adosurf All Rights Reserved. Adosurf décline toute responsabilité sur les liens présents sur son site ceux-ci sont sous l'entière responsabilité de leurs auteurs respectifs
|
|
|