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En France, une personne sur sept est obèse.
Responsables ?
Une alimentation de plus en plus déséquilibrée et le manque d'exercice physique. Mais aujourd'hui, les scientifiques confirment aussi la piste de l'hérédité.
Au début, on a dit aux obèses qu'ils étaient gros parce qu'ils mangeaient trop. Dans les année 70, on affirmait que la raison de leur surpoids se situait surtout dans la tête. En 2000, on connait l'influence des facteurs génétiques dans le contrôle de l'appétit et du poids. Une étude américaine a même chiffrer le risque familial d'obésité : si les deux parents sont "normaux", l'enfant a seulement 10 % de risque de devenir obèse à l'âge adulte même s'il est gros avant l'âge de 3 ans. Si l'un des parents est gros, ce risque est de 40 %. Il peut atteindre 80 % si les deux parents sont concernés par l'obésité. Autre exemple : les enfants adoptés ont, à l'âge adulte, un poids voisin de celui de leurs parents biologiques.
Quels seraient les premiers gènes fautifs identifiés ?
L'inégalité devant l'excès de poids dépend donc bien de notre hérédité, mais en partie seulement. Le plus souvent, l'obésité ne se constitue que si elle trouve un terrain favorable : alimentation riche et déséquilibrée, manque d'exercice physique.
Plusieurs gènes interviennent certainement dans l'obésité puisque le système digestif, le tissu adipeux et les hormones participent au contrôle du poids. Des chercheurs américains ont d'abord identifié un gène anormal responsable de l'excès de poids chez des souris obèses. Dans un second temps, ils ont fabriqué le produit de ce gène, une protéine dénommée "leptine" et ils ont montré qu'elle intervenait dans le contrôle de la satiété : les souris obèses en ont moins. Par la suite, une équipe de chercheurs anglais a montré que cette anomalie existait aussi dans certains cas très rares d'obésité familiale. Elle a été identifiée chez deux enfants, cousins germains, souffrant d'une obésité majeure : la petite fille pesait 86 kilos à 8 ans, le garçon 20 kilos à 2 ans. Il s'agit cependant d'une observation isolée : de nombreux dosages chez les obèses n'ont pas, pour l'instant, retrouvé ce déficit en leptine. Une anomalie située sur un autre gène (UCP 2) expliquerait par ailleurs la tendance à grossir.
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