La cantatrice chauve : résumé

La cantatrice chauve, une pièce de théâtre écrite par Eugène lonesco. Un antipièce emblématique du théâtre absurde.

La cantatrice chauve : scène 1,2 et 3

Sur un intérieur bourgeois anglais, s’ouvre le rideau : le salon de M. et Mme Smith. La pendule sonne les dix-sept coups anglais.
M. et Mme Smith ont fini de dîner. Ils discutent au coin du feu où M. Smith parcourt son journal en faisant claquer sa langue. Le couple se répand en propos futiles, souvent saugrenus, voire incohérents. La discussion passe du coq à l’âne et leurs raisonnements sont perplexes.
Le couple évoque les liens de parenté entre les membres d’une famille qui s’appellent tous Bobby Watson. Un désaccord semble les opposer, mais ils se réconcilient rapidement. Pendant leur conversation, la pendule sonne sept fois, puis trois fois, puis cinq fois, deux fois…
Mary, la bonne, entre alors en scène et tient, elle aussi, des propos assez incohérents. Puis elle annonce l’arrivée des Martin, un couple ami. Les Smith quittent la pièce pour aller s’habiller.
Mary fait entrer les Martins en leur reprochant vivement leur retard.

La cantatrice chauve : scène 4

Les invités s’installent le salon des Smith. Ils ne se connaissent apparemment pas, alors qu’ils sont mariés. Ils ont l’impression de s’être déjà vus quelque part. Endialoguant, ils constatent une série de coïncidences troublantes : ils sont tous deux originaires de Manchester, il y a cinq semaines, ils ont pris le même train, ont occupé le même compartiment et ont voyagé dans le même wagon. Ils se rendent compte également qu’ils habitent à Londres, dans la même rue, au même numéro, dans le même appartement et qu’ils dorment dans la même chambre. Ils finissent par tomber dans les bras l’un de l’autre en découvrant qu’ils sont mari et femme et ont une même petite fille du nom d’Alice. Les deux époux s’endorment en s’embrassant.

La cantatrice chauve : scène 5,6 et 7

Mary, la bonne, de retour sur scène, dévoile aux spectateurs qu’en réalité les époux Martin ne sont pas ceux qu’ils croient être. Elle révèle alors sa véritable identité : « Mon vrai nom est Sherlock Holmes. ». En effet, la fille de Mme Martin a l’œil droit rouge et le gauche blanc alors que la fille de M. Martin a l’œil droit blanc et le gauche rouge. Les Martin trop heureux de s’être retrouvés, préfèrent ignorer l’affreuse vérité. Ils se promettent de ne plus se perdre.

Les Smith viennent accueillir leurs invités. La pendule continue de sonner en toute incohérence. Les deux couples ne trouvent rien de concret à se dire et meublent la discussion avec des futilités. Puis par trois fois, on sonne à la porte d’entrée. Mme Smith se déplace pour ouvrir, mais il n’y a personne. La même chose se reproduit deux fois. Mme Smith arrive à la conclusion que « lorsqu’on entend sonner à la porte, c’est qu’il n’y a jamais personne », ce qui déclenche une vive polémique. Un quatrième coup de sonnette retentit.M. Smith ouvre la porte : le capitaine des pompiers se trouve sur le seuil cette fois-ci.

La cantatrice chauve : scène 8 et 9

Les personnages tentent de percer le mystère des coups de sonnette, mais les explications du capitaine assombrissent encore plus le mystère. Le capitaine des pompiers se plaint de ne pas avoir assez d’incendies à éteindre et souhaite savoir s’il y a un feu à éteindre chez les Smith. Puis il se met à raconter des anecdotes qui s’enchevêtrent dans de longues considérations généalogiques inutiles.
Mary, la bonne, réapparaît sur scène. Elle souhaite aussi raconter une anecdote. Les Smith s’indignent de l’attitude de leur servante. On apprend alors que Mary et le pompier se connaissent et ont été d’anciens amants. Mary finit par réciter un poème intitulé « le feu » en l’honneur du capitaine. Les Smith la poussent horsdusalon.

La cantatrice chauve : scène 10 et 11

Le pompier prend alors congé en invoquant un incendie qui est prévu « dans trois quarts d’heure et seize minutes exactement ». Avant de partir, il demande des nouvelles de la cantatrice chauve. Après un long silence général, Mme Smith répond : « Elle se coiffe toujours de la même façon ».
Dans la dernière scène, les Smith et les Martin reprennent leur place et échangent une série de phrases non-sens. Petit à petit, le langage des couples se détériore au point où ils sont réduits à s’exprimer par onomatopées ou à répéter mécaniquement les mêmes phrases (c’est par là, ce n’est pas par là…).
Ils quittent alors la scène, en hurlant dans l’obscurité. Les paroles cessent brusquement et la lumière revient. Les Martin, assis comme les Smith au début de la scène, reprennent les mêmes répliques que les Smith dans la première scène.
Le rideau se ferme lentement.